Section: Actualités : Congo

Après trois années d'absence
heureuses découvertes au Congo

Sr  Virginie Bitshanda fdls

Après trois années d’absence, me voici de retour dans mon pays. J’étais en formation à l’Institut de formation humaine intégrale de Montréal (IFHIM), Québec. Ce fut un deuil réel de quitter le Canada où j’ai été bien accueillie et aimée, où j’ai su m’intégrer. Cependant, j’avais hâte de  revoir les miens et me réintégrer dans ma région.
Après ces trois ans d’absence, que dire de ce que j’ai constaté à mon arrivée ici?
Trois ans, c’est du temps …  mais  plutôt court! Tout dépend du point de vue !
À mon arrivée dans la région, j’ai découvert des changements et des réalisations que j’admire. J’ai eu l’impression d’être partie depuis très longtemps et pourtant …

Les  changements qui m’ont le plus touchée

L’EVEIL VOCATIONEL
De 2007 à 2009, j’ai été la coordonnatrice de l’Éveil vocationnel dans mon pays. Le Conseil régional et les sœurs s’étaient bien rendu compte que les vocations chez les jeunes n’allaient pas de soi. Elles sont à susciter. Les orientations du Chapitre général 2006 invitaient toutes les Filles de la Sagesse à être, d’une manière ou d’une autre, responsables de l’éveil vocationnel. Nous avons essayé d’entrer dans cet esprit.
Avec le Conseil régional, nous avons revu le programme et adapté notre politique de l’éveil vocationnel  en vue de «
faire connaitre  la congrégation ». Nous avions  décidé d’ouvrir la pastorale vocationnelle aux autres provinces du pays où les Filles de la Sagesse ne sont pas présentes.
Aussi avions-nous utilisé plusieurs moyens pour rejoindre les jeunes et atteindre cet objectif. 

Et à mon arrivée? Je n’en suis pas revenue … !
Cette année, 17 jeunes filles sélectionnées, entre 22 et 28 ans, sont en expérience du «Viens et Vois » auprès des Filles de la Sagesse à Kinshasa, à Isangi et à Lokutu. A la Maison de formation, il y a 4 pré-novices et 4 aspirantes.
Avant mon départ pour le Canada, et connaissant notre réalité, je m’étais rendue compte de la crise des vocations.  Ce fut encourageant pour moi de constater à mon retour cette présence de jeunes désireuses de la vie religieuse.  Je trouve que c’est un signe des temps.   Un signe de Dieu qui continue à appeler! J’ai  aussi constaté combien les sœurs  s’investissent et s’engagent pour cette mission.

UNE MAISON DE FAMILLE à KISANGANI
Le rêve d’une maison d’accueil pour les Sœurs passantes à Kisangani date de nombreuses années.
Il n’y avait autrefois qu’une maison à Kisangani et elle servait à la fois de maison de formation et  d’accueil pour les sœurs. Et les passages étaient fréquents.  C’était un défi pour les responsables de  formation et leurs  équipes de maintenir le programme de formation dans cette maison ! Rappelons que  Kisangani est une ville où nos Sœurs des communautés éloignées  viennent s’approvisionner pour leurs différentes missions et œuvres. Nous nous retrouvons aussi à Kisangani pour vivre des rencontres ensemble : retraites et sessions, assemblées régionales ou autres…. Il nous fallait alors loger chez les  communautés religieuses avoisinantes.  Ces conditions ne favorisaient pas toujours  l’unité et l’esprit  de groupe, entre nous.
Avant mon départ, une maison, qui nécessitait une bonne réfection, avait été achetée. La communauté de la maison régionale qui habitait jusque-là dans une maison à loyer  était heureuse de la perspective de vivre dans une maison spacieuse, qui, en plus, nous appartiendrait. Nous pourrions cultiver le «pondu» (légume) et avoir les maniocs pour  le «fufu» (la pâte de manioc).  Il y a trois ans, c’es  avec disponibilité que j’ai  contribué au suivi des travaux de réfection.

Et à mon retour ?
C’est une surprise!  Une grande joie et  reconnaissance !

Une surprise de trouver la vieille maison toute transformée. Je ne la reconnaissais plus… Et ce n’est pas tout! À l’arrière de celle-ci, une nouvelle construction! Une grande maison qui peut accueillir toutes les sœurs de la région. Désormais, nous pouvons nous rassembler toutes à Kisangani pour l’un ou l’autre évènement, et chacune des sœurs a  une chambre. Nous la considérons notre maison de Famille et elle porte le nom de : «La Providence Sagesse».
C’est une grande joie pour toute la région d’avoir une  deuxième maison à Kisangani.
Merci à notre Conseil régional d’avoir concrétisé ce rêve… Le même sentiment de gratitude va droit à notre Équipe Générale sortante  qui nous a soutenues dans ce projet.

À suivre …  pour mes autres découvertes !

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